Crible mobile : de quoi parle-t-on ?
On l’appelle aussi : cribleuse. Cribles mobiles servent notamment aux usages suivants :
- Criblage de terre végétale
- Séparation des granulats par calibre
- Tri des matériaux de recyclage
Faut-il une VGP pour un crible mobile ?
Non : le crible mobile ne figure ni parmi les appareils de levage de l’arrêté du 1er mars 2004, ni parmi les machines de l’arrêté du 5 mars 1993. Aucune vérification générale périodique réglementaire n’a été identifiée pour lui.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. L’employeur doit maintenir l’engin en état de conformité, y compris au regard de la notice du fabricant (article R4322-1 du Code du travail). Sur un chantier du BTP, le matériel est en outre examiné dans toutes ses parties avant sa mise en service, puis de nouveau après un démontage, une réparation ou une défaillance, par une personne compétente dont le nom est porté au registre de sécurité (articles R4534-15 et suivants).
Qui peut conduire un crible mobile ?
Former l’opérateur est obligatoire (article R4323-55 du Code du travail). Aucun CACES ne couvre les cribles mobiles. L’employeur forme les opérateurs à la conduite, aux déplacements et aux interventions en sécurité (consignation avant toute intervention sur les grilles et les convoyeurs).
Les documents à avoir pour un crible mobile
- Déclaration CE de conformité du fabricant, souvent appelée « certificat CE » (pourquoi ce n’est pas un certificat).
- Notice d’instructions en français, tenue à la disposition des utilisateurs et de l’inspection du travail.
- Historique d’entretien : il prouve que l’engin est maintenu en état de conformité.
- Attestation d’assurance à jour.
Les principaux risques
- Happement par les convoyeurs
- Intervention sur les grilles sans consignation
- Bruit et poussières
Contenu relu le 19 septembre 2026. Il présente la réglementation de façon générale et ne remplace pas les textes officiels ni l’avis de votre organisme de contrôle.