Compresseur de chantier : de quoi parle-t-on ?
On l’appelle aussi : motocompresseur, compresseur mobile. Compresseurs de chantier servent notamment aux usages suivants :
- Alimentation des marteaux-piqueurs et perforateurs
- Sablage et soufflage
- Essais de réseaux
Faut-il une VGP pour un compresseur de chantier ?
Le compresseur n’a pas de VGP « machine », mais son réservoir d’air peut relever du suivi en service des équipements sous pression. C’est le cas si sa pression maximale admissible dépasse 4 bar et si le produit de cette pression par son volume dépasse 200 bar·litres (article R557-14-1 du Code de l’environnement).
| Réservoir | Pression × volume | Suivi en service |
|---|---|---|
| 24 litres à 8 bar | 192 bar·L | Non soumis |
| 50 litres à 10 bar | 500 bar·L | Soumis |
Un réservoir soumis passe une inspection périodique par une personne compétente, au plus tous les 4 ans (la première au plus tard 3 ans après sa mise en service), et une requalification périodique par un organisme habilité, au plus tous les 10 ans (arrêté du 20 novembre 2017).
Formation des opérateurs
Aucun CACES ne s’applique au compresseur. Les utilisateurs sont formés aux raccordements, à la mise en pression et aux consignes du fabricant.
Les documents à avoir pour un compresseur de chantier
- Déclaration CE de conformité du fabricant, souvent appelée « certificat CE » (pourquoi ce n’est pas un certificat).
- Notice d’instructions en français, tenue à la disposition des utilisateurs et de l’inspection du travail.
- Historique d’entretien : il prouve que l’engin est maintenu en état de conformité.
- Documents du réservoir sous pression : déclaration de conformité et, s’il est soumis au suivi, comptes rendus d’inspection et de requalification.
Les principaux risques
- Coup de fouet d’un flexible qui se désaccouple
- Bruit
- Monoxyde de carbone en espace clos
Contenu relu le 19 septembre 2026. Il présente la réglementation de façon générale et ne remplace pas les textes officiels ni l’avis de votre organisme de contrôle.