Niveleuse : de quoi parle-t-on ?
On l’appelle aussi : motor grader, motorgrader. Niveleuses servent notamment aux usages suivants :
- Réglage fin des plateformes et des couches de forme
- Création et entretien de pistes
- Talutage et fossés
- Déneigement des grandes surfaces
Faut-il une VGP pour une niveleuse ?
Oui. On croit souvent qu’un engin qui ne lève pas de charges échappe aux vérifications : c’est faux. L’arrêté du 5 mars 1993 impose une vérification générale périodique tous les 12 mois aux machines mobiles d’extraction, de terrassement et d’excavation à conducteur porté, et la note technique du ministère du Travail qui l’accompagne cite nommément les niveleuses.
Cette VGP porte sur les parties visibles et accessibles de l’engin : vérification visuelle (stabilité, fixation des protections, fissures et déformations, circuits hydrauliques et électriques), essais des dispositifs de protection et des arrêts, contrôle des réglages et des pièces d’usure comme les garnitures de freins, état des indicateurs.
Qui peut conduire une niveleuse ?
La conduite d’une niveleuse est réservée à un salarié formé (article R4323-55 du Code du travail) et titulaire d’une autorisation de conduite délivrée par son employeur : les engins de chantier à conducteur porté figurent parmi les équipements soumis à autorisation par l’arrêté du 26 septembre 2025.
L’employeur délivre cette autorisation après avoir vérifié trois choses : une attestation d’absence de contre-indication médicale en cours de validité, délivrée par le médecin du travail et valable 5 ans (article R4323-56) ; le contrôle des connaissances et du savoir-faire pour la conduite en sécurité ; la connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le site. Voir notre guide de l’autorisation de conduite.
Les niveleuses automotrices ont leur propre catégorie dans la recommandation R.482 : la catégorie C3.
Les documents à avoir pour une niveleuse
- Déclaration CE de conformité du fabricant, souvent appelée « certificat CE » (pourquoi ce n’est pas un certificat).
- Notice d’instructions en français, tenue à la disposition des utilisateurs et de l’inspection du travail.
- Rapports de VGP : le dernier en date et l’historique, conservés au moins 5 ans (et dans tous les cas les deux derniers).
- Historique d’entretien : il prouve que l’engin est maintenu en état de conformité.
- Certificat d’immatriculation, pour circuler sur la voie publique.
- Attestation d’assurance à jour.
Le registre de sécurité et les rapports de vérification peuvent être tenus sur support dématérialisé (article R4323-27 du Code du travail).
Les principaux risques
- Heurt de personnes lors des marches arrière répétées
- Renversement en bord de talus
- Circulation sur la voie publique entre deux chantiers
Contenu relu le 19 septembre 2026. Il présente la réglementation de façon générale et ne remplace pas les textes officiels ni l’avis de votre organisme de contrôle.