Bourreuse ferroviaire : de quoi parle-t-on ?
On l’appelle aussi : bourreuse-niveleuse, bourreuse-dresseuse. Bourreuses servent notamment aux usages suivants :
- Relevage et dressage de la voie
- Bourrage du ballast après travaux
- Maintenance de la géométrie des voies
Faut-il une VGP pour une bourreuse ?
La bourreuse est un véhicule ferroviaire à part entière. Depuis le 16 juin 2019, un engin de travaux nouveau ou modifié doit obtenir une autorisation de l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) pour circuler ; cette autorisation fixe notamment ses conditions d’utilisation et ses prescriptions de maintenance (guide EPSF 004). Le travail sur les voies relève en plus d’un agrément du gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau sur le réseau ferré national.
Aucune VGP au titre des arrêtés de 1993 ou de 2004 n’a été identifiée pour la machine elle-même. En revanche, un appareil de levage embarqué (grue, plateforme élévatrice) relève de l’arrêté du 1er mars 2004 sur les appareils de levage.
Formation des opérateurs
La conduite d’une bourreuse ne relève d’aucun CACES : elle relève des règles ferroviaires (formation, attestation de compétences et aptitude des personnels) et des procédures de l’entreprise qui l’exploite.
Les documents à avoir pour une bourreuse
- Déclaration CE de conformité du fabricant, souvent appelée « certificat CE » (pourquoi ce n’est pas un certificat).
- Notice d’instructions en français, tenue à la disposition des utilisateurs et de l’inspection du travail.
- Historique d’entretien : il prouve que l’engin est maintenu en état de conformité.
- Autorisation de circulation et agrément de travail sur le réseau ferré, avec les prescriptions de maintenance associées.
Les principaux risques
- Heurt par une circulation ferroviaire
- Bruit et vibrations
- Happement par les organes de bourrage
Contenu relu le 19 septembre 2026. Il présente la réglementation de façon générale et ne remplace pas les textes officiels ni l’avis de votre organisme de contrôle.